dimanche 14 janvier 2018

j'attends les perce-neige

A la suite des précédentes, l'année 2017 fut une année difficile pour moi: j'ai passé des semaines en clinique et ensuite, j'ai passé des semaines à guérir mes plaies
Puis à réapprendre à marcher...  sur des jambes qui tremblent

L'année 2018 s'annonce nouvelle à tous points de vue, sans trop d'orage, cela devrait aller!
Sauf que le moral ne suit pas: je suis descendue trop profondément! Et je ne parviens pas à remonter.
Je refuse de prendre un antidépresseur quelconque, ces médicaments ne me conviennent pas. Mais alors pas du tout! J'ai essayé vous pensez bien... Et quand j'ai essayé, j'ai plongé plus bas encore

Je mets donc mon blog en pause: je n'arrive plus à écrire. Parfois je me force, mais rien ne vient.Comme tout le monde, j'ai des joies mais aussi des chagrins, des déceptions. Je les surmonte, mais de plus en plus difficilement.

Alors je me donne le droit de prendre distance avec le Net, les blogs, FB etc
Le temps de reprendre pied dans ma vie et cela durera ce que cela durera. J'espère que le printemps prochain me donnera ma joie de vivre, mon espérance aussi!

Merci à ceux/celles qui m'ont gardé leur confiance et leur amitié, je vous dis au revoir, sans savoir quand je reviendrai, ni même si je reviendrai

Je vous embrasse
Coumarine
Françoise Collandre

j'ajoute ceci
J'ai souvent crané dans ma vie, car je considérais comme une énorme faiblesse de dire et reconnaître que j'étais en dépression/ il me fallait me "secouer", bander mes énergies, ne pas me montrer dans cet état.
Ceux qui me voient ou ont des contacts avec moi, ne peuvent absolument pas se rendre compte de ma détresse: je la cache soigneusement 
Qui vivra verra...

lundi 1 janvier 2018

voilà ce que je vous souhaite...

Ce soir... J'aurais grand besoin d'entendre une voix qui me dirait calmement : je n'en sais pas plus que toi sur le monde et le mal, la souffrance et l'avenir, je n'ai aucune réponse, je ne suis ni plus intelligent ni plus grand que toi, je suis juste comme toi quelqu'un qui s'interroge...

J'aurais grand besoin d'entendre une voix qui me dirait calmement: je n'ai aucune solution à t'apporter, aucune religion à te proposer, aucune croyance imparable, aucune assurance pour la vie, pour la mort, aucune assurance pour le monde, notre monde...

J'aurais grand besoin d'une voix qui ne me console pas aussitôt que je parle de mes inquiétudes les plus profondes, celles justement qui touchent à la vie et la mort, une voix profonde et calme qui ne me distrairait pas vite fait bien fait, par des rires ou des occupations futiles ou même utiles.

J'aurais grand besoin d'une voix d'homme ou de femme qui me raconterait ses propres expériences, ses propres trajets de vie, ses angles de vue et ses chemins de traverse et me dirait ensuite : mettons en commun ce que nous avons appris de la vie, faisons un bout de chemin ensemble... nous avons des choses à apprendre l'un de l'autre.

Je n'ai pas besoin d'un chapelet de réponses enfilées en vitesse, qui me seraient assénées avec autorité sous peine de condamnation éternelle. Je n'ai aucun besoin d'opinions tranchées qui m'obligeraient à me tordre le cou ou les pieds pour suivre un chemin que je ne pressens pas comme le mien...

Je ne veux aucun catéchisme quel qu’il soit, ni d'une autorité suprême. Je veux des gens qui cherchent à vivre dans leur vérité, à qui on peut parler simplement sans craindre une condamnation sans appel, je cherche des voix assez simples pour me dire: je n’en sais pas plus que toi... mais ensemble, apprenons la vie...
et vivons-la..pleinement
C'est ce que je vous souhaite à tous et à chacun, à vous les lecteurs fidèles ou qui passez en silence.
C'est ce que je vous souhaite à vous, les blogamis que je fréquente et ceux que je ne connais pas encore. Oui, je veux croire qu'à notre toute petite échelle, nous sommes facteurs de changement, par nos partages de photos, d'écrits, de compte rendus de livres,  de témoignages de vie, d'appels à une citoyenneté responsable, de tout ce qui fait le meilleur de nos vies, de tout ce qui nous grandit, même dans la souffrance, puisqu'elle fait intrinsèquement partie de la vie...
Ce ne sont pas des grands mots, ce sont simplement des mots d'espérance, comme celle qui envers et contre tout, continue à palpiter au rythme de mon cœur.
Merci à nous tous qui continuons de croire comme des fous que nous sommes, que nous pouvons être aimants et vivants
(Je reprends ici les souhaits que j'ai formulés au début de l'année 2009, ils me conviennent toujours parfaitement!)
Matisse

dimanche 24 décembre 2017

une belle histoire pour aujourd'hui

Même si ce n'est qu'une belle histoire, je la préfère de loin au gros père Noel (coca cola) pour fêter Noel!
Et surtout le père Noel qui escalade les façades, attendu soi disant par tous les enfants sages!
Je préfère la belle histoire de Noël, celle d'un enfant nouveau-né né au hasard de l'errance de ses parents
Cela ressemble tellement par certains côtés à ce qui se passe aujourd'hui:
Des gens rejetés de partout, obligés de se terrer dans une étable où naîtra leur nouveau né!
Et ce sont les pauvres comme eux, de simples bergers, qui les accueillent
Je ne vois nulle part ripailles abondantes, faits de foie gras, et autres denrées rares
Je vois le souffle chaud des animaux de l'étable, qui réchauffent le couple et l’enfant nouveau né

Je sais que ce que j'écris ici n'est pas politiquement correct: Noêl, c'est un gros bonhomme rouge, et non un enfant nouveau né!
Tant pis, cette histoire me plait, et je la relis volontiers




mercredi 20 décembre 2017

chère syllogomanie

Quelqu'un de mon entourage proche garde tous ses mails!
absolument tous ses mails depuis le début, incapable de les supprimer
Bien sûr sa boite mail est complètement saturée: plus moyen d'envoyer ni de recevoir un mail!
Je vois la personne plantée devant son ordi: il a commencé une lecture attentive de tous ses mails, un par un, pour être bien sûr que s'il supprime tel ou tel mail il ne perdra pas quelque chose d'important. Cela prend un temps inouï et je ne suis pas sûr qu'il y arrivera avant la fin de l'année...

Comment comprendre cela sinon en se disant que cette personne souffre d'un déséquilibre important? Il fait cela dans d'autres domaines: bureau, cave, garage sont incroyablement encombrés, c'est simple il ne jette rien, il amasse et accumule

Cela s'appelle de la syllogomanie, beau mot pour une réalité dure à vivre pour l'entourage...
et là... trop étant TROP, j'ai décidé d'en parler sur mon blog!

Mais je crois aussi qu'il est incapable de changer, il s'agit d'un trouble
Lui est bien incapable de le reconnaître et de prendre les mesures pour changer!

Pour lui tout va bien et il en parle en rigolant à ses amis qui lui demandent pourquoi il ne répond pas à ses mails!





lundi 18 décembre 2017

Défi : alexandrins, octosyllabes, rap ou rimes ! Treize à la douzaine ! On pêche en vers ce matin... Longues ou courtes, riches ou approximatives, abracadabradantesques ou résonnantes de vastitude, drôles ou touchantes, les rimes sont à vous !
Pour la première fois, la rime imposée reste à votre choix. mais essayez d'en tirer treize lignes !
Merci Lakévio....

Une jolie petite fille tambourine
à la porte des latrines.

Elle est à la piscine
avec Mandoline sa cousine
qui l'appelle et baragouine.
La petiote est une fieffée coquine:
elle a épinglé sur sa poitrine                                             
quelques paroles de Coumarine
aussi belles que celles de Soljenitsyne.
Coumarine... c'est son héroïne
son aspirine, sa médecine...

Hors de l'eau, la voilà qui dégouline
Il est temps de partir car elle a faim la gamine...






vendredi 8 décembre 2017

un ventre parfait

Tiens toi droite! Et rentre ton ventre! Serre les fesses! Tu te tiens mal, très mal, et bossue avec ça..

J'entends encore ces injonctions. Elle n'était jamais contente. Pour rien. Pour tout.
Moi je faisais de mon mieux: je serrais les fesses, rentrais le ventre, je me tenais droite, crispée comme un arbre mort
Je croyais faire de mon mieux, être plus belle comme ça, plus séduisante, surtout quand je rencontrais les autres: il me fallait être au mieux de ma féminité, càd de ma taille fine
Puis sont venus les enfants, un à un, de gros enfants!
et le ventre s'est gonflé, les hanches se sont épaissies, les seins se sont remplis
Trop! Au secours!
Alors... gymnastique, exercices divers et variés, de ceux qui donnent des courbatures pendant trois jours au moins
Tiens toi droite! C'est quoi ce gros ventre? Cet affreux gros ventre, ce ventre plein d'intestins et d'organes qui m'encombrent? Ce ventre plein de nourriture?
Exercices au sol, debout, assise, encore et encore et encore, pour effacer ce foutu gros ventre
Et ça marchait, enfin plus ou moins: on m'admirait, on me demandait comment je faisais pour garder ce ventre plat de mannequin anorexique!
Jusqu'à l'heure du grand chambardement! Une maladie auto immune et les médicaments qui vont avec. 
Effets secondaires: un ventre qui gonfle, et cette fois, c'est foutu, rien à faire!

Alors je l'ai regardé avec compassion, mon "centre de vie". Mon deuxième cerveau. Je l'ai apprivoisé. J'ai commencé à l'aimer je l'ai laissé vivre sa vie...
Mon ventre... Là où j'ai porté quatre beaux bébés. Un ventre magnifique...
Un ventre- coussin pour accueillir les larmes et le sommeil de mes enfants petits. Et même pour accueillir l'amour de l'Homme
Alors, ce ventre, je l'ai laissé être lui-même, Je ne l'ai plus rentré coûte que coûte: il est bien là où il est! Il est bien comme il est!
C'est un ventre d'amour

lundi 4 décembre 2017

La marquise sortit à cinq heures

La marquise sortit à cinq heures, sans dire à personne où elle se rendait. Même pas à son petit chien bichon qu'elle enferma dans sa chambre, en lui recommandant de rester sage, de ne surtout pas aboyer pour ne pas trahir son absence: elle l'avait installé sur son coussin et n'était partie que quand elle l'avait vu endormi.
La marquise n'avait pas l’âme tranquille. Elle avait hésité longtemps avant de sortir, pesant le pour et le contre et finalement le pour avait triomphé, c'est donc pour ça qu'elle partit à cinq heures, comme une voleuse, il faut bien le dire.
La marquise sortit à cinq heures habillée de sa plus belle robe, la bleue, celle qu'elle aimait particulièrement quand elle voulait être à son avantage. La marquise voulait ce soir être belle. La plus belle!
La marquise marcha d'un pas vif et déterminé, qui savait ce qu'il voulait (le pas!). Elle s'empêchait de regarder à droite et à gauche pour voir si personne ne l'avait vue et la suivait. Elle s'efforçait de rester naturelle, de n'éveiller aucun soupçon.
La marquise en robe bleue, chignon serré, avait le coeur qui battait la chamade. Personne n'aurait pu deviner qu'elle avait peur, très peur. D'ailleurs son coeur allait exploser si cela continuait ainsi!

J'ai le regret de vous annoncer que la marquise est morte peu après cinq heures, emportée par une crise cardiaque fulgurante. Elle s'est affaissée sur le trottoir pas loin de chez elle. Personne ne savait où elle se rendait, et personne ne le saura jamais!
Dans sa chambre, on trouva un petit bichon mort d'avoir hurlé pendant des heures.


sur la consigne du lundi de Lakévio

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